Les dirigeants d’entreprise confrontés à la gestion des coûts des prestations de santé découvrent un problème de coûts cachés, souvent attribué à de fausses sources. Une étude récente sur les populations d’employeurs révèle que les employés souffrant de maladies chroniques, comme le diabète et l’hypertension, qui présentent également un diagnostic de santé mentale, engendrent des coûts de traitement largement supérieurs à ceux de leurs pairs n’ayant pas de telles préoccupations.
Cette disparité est significative, même lorsque l’on exclut les coûts directs associés aux soins en santé mentale. Les coûts de gestion de ces maladies physiques augmentent lorsque les problèmes de santé mentale ne sont pas abordés de manière efficace. Cependant, de nombreux employeurs réagissent à ces coûts croissants par des méthodes traditionnelles, comme l’ajustement des formulaires ou la renégociation des coûts, sans s’attaquer à la racine du problème.
Un écart de coûts qui évolue selon les générations
Des données analysant les réclamations montrent une différence de coût significative, avec une augmentation moyenne de environ 20 % pour les employés avec comorbidités de santé mentale. Cependant, cette tendance varie considérablement selon les générations. Les baby-boomers et la génération X, notamment, présentent des coûts de gestion des maladies chroniques beaucoup plus élevés en raison de problèmes de santé mentale que les Millennials et la génération Z, qui semblent moins affectés par cette dynamique.
Ce qui est différent chez les jeunes employés
Les différences générationnelles sont corroborées par des études sur l’approche des jeunes envers la santé mentale. Pour les Millennials et la génération Z, le traitement des problèmes de santé mentale tend à faire partie d’un parcours de santé global plutôt qu’une démarche réactive face à une crise. Ces générations sont enclines à rechercher proactivement des soins, ce qui limite souvent les répercussions à long terme sur leur santé physique.
Les recherches antérieures, telles que celles publiées dans JAMA Médecine Interne, soulignent un lien entre les comorbidités liées à la santé mentale non traitées et des coûts accrus pour ceux souffrant de maladies chroniques. Cependant, peu d’études se sont penchées sur l’impact générational de l’engagement envers la santé comportementale sur ces coûts.
Pourquoi les employeurs manquent
Dans de nombreuses organisations, les responsabilités liées aux coûts de soins de santé sont souvent fragmentées. Le directeur financier se concentre sur les tendances médicales, tandis que le responsable des ressources humaines gère les avantages sociaux. Ce cloisonnement fait que les implications financières de la santé mentale sont souvent mal comprises et attribuées à des dépenses croissantes pour les maladies chroniques, sans tenir compte des données sectorielles.
Ce que les employeurs devraient faire ensuite
Pour les employeurs ayant une main-d’œuvre majoritairement composée de baby-boomers et de la génération X, il est crucial de considérer l’amélioration de l’accès aux soins de santé mentale comme une partie intégrante de la gestion des maladies chroniques. Une analyse conjointement effectuée par les directeurs financiers et les responsables des ressources humaines pourrait aboutir à une meilleure compréhension des coûts associés aux maladies chroniques en fonction des comorbidités de santé mentale.
Un bon début consisterait à vérifier si les programmes actuels de gestion des maladies chroniques incluent des éléments relatifs à la santé mentale. L’intégration d’un dépistage régulier et d’un soutien en santé comportementale pourrait répondre directement aux besoins détectés, notamment dans les populations où le fardeau financier est le plus perceptible. Une connexion entre les soins physiques et mentaux pourrait constituer une solution efficace pour contrer l’augmentation des coûts.
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