Accueil DiagnosticCe qui se passe sous la Coupe du monde : comment la surveillance des eaux usées de Verily pourrait détecter la prochaine épidémie

Ce qui se passe sous la Coupe du monde : comment la surveillance des eaux usées de Verily pourrait détecter la prochaine épidémie

par naturaladmin
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Plus de 6 millions de fans affluence vers l’Amérique du Nord cet été pour assister à la Coupe du monde, un événement qui a débuté la semaine dernière et qui est sans précédent sur le continent. Toutefois, ce mouvement massif de personnes pourrait également poser des défis significatifs en matière de santé publique.

Pour répondre à ces enjeux, la société de santé de précision Verily a décidé de déployer une surveillance des eaux usées dans les zones métropolitaines des villes hôtes. L’entreprise teste divers agents pathogènes, tels que le Covid-19, la grippe, le RSV, le norovirus et la rougeole, afin de détecter les épidémies cinq à sept jours avant qu’elles ne se manifestent dans les cabinets des professionnels de la santé.

En analysant les données sur les eaux usées, Verily espère permettre aux responsables de la santé de prendre des décisions proactives et géographiquement ciblées concernant le déploiement des ressources et des conseils de santé publique. Cette approche vise à anticiper les poussées cliniques plutôt qu’à réagir après une augmentation des cas. À ce titre, la surveillance des eaux usées s’avère cruciale, surtout avec l’afflux de millions de voyageurs internationaux.

La validation de cette méthode pendant la pandémie a démontré son efficacité comme outil de santé publique à large échelle. Depuis, Verily a élargi ses capacités de surveillance pour tester plus de 30 agents pathogènes tout en améliorant son infrastructure de laboratoire et de données.

Durant la Coupe du monde, des échantillons seront prélevés dans les installations de traitement des eaux usées municipales et envoyés au laboratoire de Verily trois fois par semaine depuis chaque ville hôte. Les résultats seront disponibles dans les 48 heures suivant la réception de l’échantillon au laboratoire.

Verily communique également ses résultats à une coalition nommée Centre des Opérations de Sécurité Sanitaire (HSOC). Cette coalition analyse les données issues des eaux usées en les combinant avec des dossiers de santé électroniques, des capteurs environnementaux et la surveillance des médias sociaux. Ce portrait multimodal est ensuite synthétisé en rapports de situation quotidiens envoyés à plus de 350 responsables de la santé publique et gestionnaires des urgences à travers l’Amérique du Nord.

“Lorsqu’un signal atteint un niveau de risque significatif, le centre médical de l’Université du Nebraska, en collaboration avec le HSOC, émettra des notes officielles de santé publique via les canaux établis. Les responsables de la santé publique alors informés détermineront leurs actions en fonction des informations reçues. Rassembler des experts de diverses disciplines et collecter des données à une échelle suffisante nous permet de réduire le risque de manquer des alertes critiques”, a déclaré Verily dans un communiqué transmis à Actualités MedCité.

Par ailleurs, l’entreprise propose un tableau de bord public sur son site Internet, fournissant des mises à jour régulières sur les tendances en matière d’agents pathogènes dans les villes hôtes.

Photo : Lighthouse Films, Getty Images

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