Accueil BioPharmaLes hôpitaux crient au scandale après qu’Eli Lilly ait refusé des réductions de 340 milliards

Les hôpitaux crient au scandale après qu’Eli Lilly ait refusé des réductions de 340 milliards

par naturaladmin
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Une récente dispute entre Eli Lilly et les hôpitaux américains a franchi un nouveau seuil la semaine dernière, lorsque le fabricant de médicaments a pris la décision de refuser des remises de 340 milliards de dollars aux établissements qui n’ont pas soumis les données de réclamations requises.

Ce conflit est né du Programme de tarification des médicaments 340B, instauré en 1992 pour permettre aux prestataires de soins de santé à but non lucratif d’acquérir des médicaments à des tarifs réduits, afin de mieux servir des populations vulnérables. Lilly avance que certains grands systèmes de santé exploitent ce programme en profitant des réductions sur des médicaments qui ne sont pas destinés à des patients à faible revenu.

Pour contrer cette exploitation, Lilly a mis en place une exigence selon laquelle les hôpitaux doivent fournir des données de réclamations détaillées prouvant que les médicaments à prix réduit ont été distribués à des patients admissibles. L’entreprise a annoncé ce changement en janvier, offrant aux hôpitaux jusqu’au 1er février pour s’y conformer. Après plusieurs mois de relances auprès d’environ 1 000 hôpitaux, Lilly a finalement mis en œuvre sa menace de refuser les remises.

Cette mesure a suscité une forte réaction de la part des hôpitaux. L’Association des hôpitaux américains a dénoncé la politique de Lilly comme étant illégale, affirmant qu’elle impose une charge administrative excessive à des établissements déjà surchargés. Le PDG de l’AHA, Rick Pollack, a déclaré qu’il est impératif que le Congrès agisse immédiatement pour contrer les tentatives des sociétés pharmaceutiques de redéfinir les règles du programme 340B à leur avantage.

De même, l’organisation 340B Health, qui représente les prestataires participant au programme, a appelé le département de la Santé et des Services sociaux (HHS) à prendre des mesures contre Lilly. Maureen Testoni, la PDG de 340B Health, a souligné que le Congrès n’a pas donné aux sociétés pharmaceutiques le pouvoir d’établir des exigences de déclaration qui pourraient entraîner des refus de remises aux hôpitaux.

Testoni a aussi averti que si cette politique n’est pas maîtrisée, d’autres entreprises pharmaceutiques pourraient suivre l’exemple de Lilly, ce qui risquerait d’augmenter les dépenses des prestataires de soins de santé. En effet, Novo Nordisk a récemment adopté une politique similaire. Jusqu’à présent, le HHS n’a pas réagi, et les groupes hospitaliers craignent que ce silence puisse encourager d’autres fabricants de médicaments à imiter la stratégie de Lilly.

Photo : Olga Zarytska, Getty Images

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