Accueil BioPharmaAvec de nouvelles données de phase 3, Roche revendique un avantage sur les médicaments contre le cancer du poumon Amgen et BMS

Avec de nouvelles données de phase 3, Roche revendique un avantage sur les médicaments contre le cancer du poumon Amgen et BMS

par naturaladmin
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Roche a récemment révélé que son médicament de nouvelle génération, le divarasib, a surpassé les traitements concurrents dans la lutte contre une mutation spécifique de la protéine KRAS G12C, ciblée pour le traitement du cancer du poumon. Bien que l’entreprise suisse soit entrée tardivement dans cette course, elle a réussi à démontrer l’efficacité de son produit face aux médicaments déjà approuvés par Amgen et Bristol Myers Squibb.

D’après des résultats préliminaires de l’étude de Phase 3, Roche a annoncé que le divarasib a atteint les objectifs principaux et secondaires de l’essai, avec une amélioration significative sur le plan clinique, tant au niveau statistique qu’en termes de sécurité. L’entreprise a également déclaré prévoir de soumettre des données détaillées lors d’une conférence médicale et auprès des autorités sanitaires pour faciliter l’accès à cette nouvelle option de traitement pour les patients atteints de KRAS G12C, une forme de cancer du poumon non à petites cellules.

La famille RAS, à laquelle appartient KRAS, est connue pour son rôle en tant qu’interrupteur de la croissance cellulaire. Les mutations de KRAS, notamment celle qui le maintient en position « on », ont été corrélées à une croissance tumorale incontrôlée. Malgré leur incidence croissante, les traitements ciblant cette mutation ont longtemps été un défi pour l’industrie pharmaceutique.

Le divarasib est un inhibiteur oral conçu pour inactiver la mutation KRAS G12C, présente dans environ 14 % des cas de cancer du poumon non à petites cellules. Ce médicament agit en verrouillant la protéine dans un état inactif, empêchant ainsi les signaux anormaux qui favorisent le cancer. Cette stratégie thérapeutique rappelle celle de Lumakras, le premier inhibiteur de KRAS approuvé par la FDA en 2021, ainsi que Krazati, approuvé en 2022 par Bristol Myers Squibb.

Roche présente le divarasib comme un inhibiteur de KRAS G12C de nouvelle génération, offrant selon elle une puissance et une sélectivité améliorées par rapport aux médicaments d’Amgen et BMS. Les résultats transmis proviennent d’une étude ouverte de phase 3 impliquant 338 adultes ayant un cancer du poumon KRAS G12C positif dont la maladie avait progressé après un à trois traitements précédents. Les participants ont été répartis pour recevoir respectivement le divarasib, Lumakras ou Krazati.

Le critère principal mesuré était la survie sans progression, avec des critères secondaires incluant la survie globale et la réponse confirmée. Bien que Roche n’ait pas divulgué de chiffres précis, ses dirigeants affirment que le divarasib offre un avantage prometteur sur les traitements concurrents.

Le Dr Levi Garraway, médecin-chef de Roche, a déclaré dans un communiqué que la survie supérieure observée dans cette comparaison directe renforce le potentiel du divarasib pour améliorer les résultats cliniques chez les patients atteints de ce sous-type de cancer. Il a ajouté que ces résultats pourraient établir le divarasib comme une nouvelle norme de soins.

Par ailleurs, deux autres études de phase 3 sont en cours pour évaluer le divarasib en association avec l’immunothérapie de Merck, Keytruda, et dans un contexte adjuvant pour empêcher la récurrence du cancer post-chirurgical.

Roche ne fait cependant pas figure d’exception dans le développement des inhibiteurs KRAS G12C. D’autres entreprises, comme Jacobio Pharma, Eli Lilly et Merck, travaillent également sur des médicaments visant à bloquer la protéine dans son état « off ». Revolution Medicines, spécialisé dans le cancer du pancréas, développe également des traitements ciblant KRAS.

Enfin, BridgeBio Oncology Therapeutics, qui se présente comme un leader dans le domaine, développe le BBO-8520 pour bloquer KRAS G12C dans ses états « on » et « off », avec une étude de phase 1a/1b actuellement en recrutement pour des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules.

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