Mercredi, 60 organisations représentant les prestataires et les patients atteints de cancer ont adressé une lettre à Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, l’exhortant à protéger le groupe de travail américain sur les services préventifs (USPSTF). Ce groupe joue un rôle crucial dans l’élaboration de recommandations pour divers services de santé préventifs, notamment les dépistages et les traitements médicaux.
L’USPSTF, constitué d’experts indépendants, n’a pas réuni ses membres depuis plus d’un an. La semaine dernière, Kennedy a licencié deux vice-présidents, John Wong, professeur de médecine à l’Université Tufts, et Esa Davis, professeur de médecine à l’Université du Maryland.
Les signataires de la lettre incluent des organisations majeures telles que l’Alliance pour la santé et la prévention des femmes, l’Association américaine pour la recherche sur le cancer, l’American Cancer Society Cancer Action Network, et la National Black Nurses Association, parmi d’autres.
Dans leur courrier, les organisations soulignent que l’USPSTF est essentiel pour réduire le fardeau du cancer, deuxième cause de décès aux États-Unis. Elles notent que près de la moitié des décès causés par le cancer pourraient être évités grâce à des interventions préventives et à une détection précoce.
La lettre indique également que l’USPSTF ne met pas seulement à jour des recommandations existantes, mais développe également de nouvelles recommandations. Plusieurs sujets, tels que le dépistage du cancer du col de l’utérus, du cancer de la prostate et l’interdiction du tabac, sont actuellement à l’état de projet.
Des recommandations supplémentaires, notamment pour le dépistage du cancer colorectal et du cancer du poumon, sont à attendre. Les organisations précisent que l’examen et l’actualisation des recommandations de l’USPSTF, basées sur des données scientifiques récentes, sont essentiels pour garantir l’accès à des services préventifs de qualité.
De plus, les organisations évoquent l’impact de l’USPSTF sur la couverture gratuite des soins. En vertu de l’Affordable Care Act, la plupart des assureurs doivent couvrir sans frais les services recommandés par l’USPSTF avec une note « A » ou « B », affectant ainsi plus de 150 millions d’assurés privés, y compris 37 millions d’enfants.
La lettre souligne également la nécessité pour l’USPSTF de maintenir la confiance des prestataires de soins primaires et des patients dans ses recommandations, qui constituent une ressource essentielle pour guider la pratique clinique.
Les organisations concluent en affirmant que l’accès à des services préventifs basés sur des données probantes est crucial pour sauver des vies. “Le travail de l’USPSTF soutient les soins basés sur des preuves, les normes de couverture de l’assurance et la capacité des cliniciens à offrir des services préventifs efficaces,” déclarent-elles. “Nous demandons instamment de protéger l’intégrité et la rigueur scientifique de l’USPSTF au bénéfice des cliniciens et des patients.”
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