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Un rapport met en lumière la stratégie moins connue du capital-investissement : les coentreprises à but non lucratif

par naturaladmin
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Une étude récente du Private Equity Stakeholder Project (PESP) met en lumière une stratégie peu connue des sociétés de capital-investissement : les coentreprises avec des systèmes de santé à but non lucratif. Cette méthode s’ajoute à une tendance déjà observée, où le capital-investissement a accru sa présence dans le secteur de la santé à travers l’acquisition d’hôpitaux et de cabinets médicaux, suscitant des inquiétudes suite aux faillites de plusieurs systèmes de santé tels que Steward Health Care et Prospect Medical Holdings.

Le PESP est une organisation à but non lucratif dédiée à la transparence et à la responsabilité au sein du capital-investissement. Selon le rapport, les coentreprises se forment lorsque deux ou plusieurs parties collaborent pour établir une entreprise visant à générer des profits. Chacune des parties contribue en apportant du capital, de la main-d’œuvre, des actifs ou une expertise, et en général, ces arrangements présentent un accord formel de coentreprise avec un contrôle conjoint et une méthode de partage des bénéfices et des pertes.

Les sociétés de capital-investissement sont attirées par ces coentreprises car elles leur permettent d’élargir leur portée sur de nouveaux marchés tout en profitant de la réputation des systèmes de santé à but non lucratif. Ces alliances leur offrent également la possibilité de partager les risques financiers avec leurs partenaires à but non lucratif, et elles opèrent souvent sous des exigences réglementaires moins strictes que celles incombant aux acquisitions traditionnelles.

Le rapport révèle qu’au moins 500 établissements de santé fonctionnent actuellement dans le cadre de telles coentreprises, chiffre qui pourrait être sous-estimé étant donné qu’il se fonde uniquement sur des arrangements identifiables publiquement. Ces coentreprises incluent des hôpitaux, des centres de réhabilitation, des soins à domicile, ainsi que d’autres types de prestataires de services de santé.

De plus, 21,4 % des hôpitaux détenus par des fonds privés le sont effectivement dans le cadre de coentreprises avec des systèmes à but non lucratif. Jim Baker, directeur exécutif du PESP, a déclaré dans un communiqué que “le modèle du capital-investissement en matière de soins de santé évolue”. Il a ajouté que “notre recherche montre que le capital-investissement s’appuie de plus en plus sur des coentreprises avec des organisations à but non lucratif pour élargir sa présence dans le secteur de la santé”.

Le rapport examine aussi des cas spécifiques liés à des coentreprises, mentionnant des entités telles que Lifepoint Health et Ascension. Il a été observé que Lifepoint, appartenant au fonds d’investissement Apollo Global Management, possède 61 % de ses hôpitaux au travers de coentreprises.

Par ailleurs, le PESP souligne que les régulations de l’IRS concernant ces partenariats sont obsolètes, avec des directives datant de 1998 et 2004, qui ne tiennent pas compte de la montée en puissance des grandes entreprises de santé soutenues par du capital-investissement.

Baker a aussi exhorté à une mise à jour des structures de surveillance, notant que “les modèles commerciaux des soins de santé ne restent pas immobiles”. Il insiste sur la nécessité pour les décideurs politiques de comprendre comment ces partenariats sont conçus et de s’assurer que la réglementation actuelle reflète les réalités contemporaines du secteur.

Le rapport avance plusieurs recommandations adressées aux organismes fédéraux et étatiques, notamment des mises à jour des directives fiscales, des examens plus approfondis des transactions et des rapports continus post-transaction.

Photo : Andriy Onufriyenko, Getty Images

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